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2balles

dimanche, novembre 27

La vie en (r)ose
on suppose
on oppose
on impose
on appose
on dépose
on repose
on indispose
et finalement
une dose de ménopause
avec repose,
sclérose et ankylose
mais la chose qui ose.
Man Ray

Parfois les réveils sont rudes
j'ai souvenir: je courrais
oui mais au fond du lit

jfnm 11/27/2005 11:57:00 AM

Extrait «Quelque part, quelqu'un» . Textes épars 1936-1938 . Oeuvres complètes d'Henri Michaux

«Quelque part quelqu'un est chien et aboie à la lune
Quelqu'un est né chinoise et maintenant elle a dix-sept ans
Quelqu'un c'est une blonde et sa soeur est vive, véritablement pétulante
Quelqu'un son père est highlander
Quelqu'un... et puis ça lui a retenti sur les reins et maintenant fini, il dit qu'il aime autant mourir à l'hôpital
Quelqu'un il a de grosses solives à sa maison
Quelqu'un, il veut encore un peu de crème. Mais l'autre quelqu'un, c'est l'existence de Dieu qui le chipote
Quelqu'un vient d'avoir un moment de fierté qu'il expiera durement
Quelqu'un, il pleut
Quelqu'un, cette fois il pleut fort
Quelqu'un les gens d'à côté rentrent à l'instant
Quelqu'un il n'y a pas eu de brise aujourd'hui, et la houle de fond est encore forte
Quelqu'un, il pleut toujours ; mauvais pour le toit
Quelque part, quelqu'un renaît insecte, se nourrissant d'excréments tout le jour, ses antennes trempant dans la substance fétide ; essayant de se souvenir d'une vie antérieure, malgré lui, il songe à une future quand les excréments seront plus copieux et plus uniformément répandus de manière qu'il y en ait pour tous
Quelque chose quelque part est rail, sous un train de six cents tonnes, et plie et vibre, et enfin se redresse
Quelqu'un, zut pour les autres
Quelqu'un, zut pour moi
Quelqu'un porc-épic-clarinette
Quelqu'un, clarinette seulement
Quelqu'un sa pirogue c'est son île
Quelqu'un, sa misère c'est son île
Quelqu'un, sa robe c'est son île
Quelqu'un, son enfance c'est son île
Quelqu'un faire la soupe à la cuisine c'est son île
Quelqu'un, c'est quand les autres parlent, son île
Quelqu'un, il n'y a pas d'île
Quelqu'un, il n'a qu'une toute petite île
Quelqu'un, si vous croyez qu'il aimerait ça une île



Quelqu'un, en 1938 plus d'îles, mort aux îles, tous en uniforme.
Quelqu'un, un courant d'air suffit pour mettre son île en danger
Quelqu'un, être en désaccord avec sa famille c'est son île
Quelqu'un, il a plus de fleuve que d'île
Quelqu'un il a plus de barrage que de fleuve
Quelqu'un il a plus d'horizon que de barrage
Quelqu'un, il a plus de savoir que d'horizon
Quelqu'un, il suit plus la pente
Quelqu'un, du talent comme mes bottes
Quelqu'un, diplomate-circonstance
Quelqu'un, plus d'échelles que de pensées
Quelqu'un, pour lui le réveil est une pistache
Quelqu'un, pour lui le réveil est une tasse
Quelqu'un, pour lui l'éveil est une médecine
Quelqu'un, pour lui c'est une glaire
Quelqu'un, pour lui c'est un clou
Quelqu'un, pour lui le sommeil est un melon
Quelqu'un dort dans un lac. Tantôt dans un lac, tantôt dans une citerne
Quelqu'un dort dans une turbine ; tantôt dans une turbine, tantôt dans un carroussel
....»

jfnm 11/27/2005 11:29:00 AM

lundi, novembre 21

Ecrit à deux mains par la fée et le garçon
(promis après on arrête...quoique ...)


Compte-rendu de la réunion du 08-11-05
de la fédération anarchiste - groupe Louise Michel - section 34

L'ordre du jour était : " zy va!, j'y vais pas*..."

Pierre : "alors, on fait quoi ?"
Robert : "allez, on y va"
Paulo : "oui, mais comment ?"
Jeff : "on prend le 15..."
Roland (aka le jaguar) : "euh on va ou?"
Pierre : " tout le monde est ok ? tout le monde a ce qu'il faut ?"
Paulo : "attends j'ai pas mon casque"
Roland : " eh! ya pu de bus les mecs..."
Paulo : " bah et ta bagnole Jeff ?"
Jeff : "ça va pas, t'es ouf ! y sont foutu de la cramer ,et ma rem a même pas fini de la payer"
Paulo : "t'en fous t'es assuré"
Jeff : "arrête c'est la maif !"
Robert : "on avance pas, on fait quoi ?"
Pierre : "on se met d'abord d'accord sur la stratégie après on voit"
Robert : "tu parles, tu verras rien du tout"
Pierre : "et pourquoi tu dis ça ?"
Robert : "parce qu'il sera trop tard, c'est la maintenant qu'il faut y aller"
Pierre : "je sens la scission monter, on se calme et on se revoit dans 15 jours"
d'ici la on aura plus d'infos.
- ah! au fait Robert t'as contacté la fédé ?"

* comme d'hab
Robert du monde entier unissez vous !!!

la fée 11/21/2005 11:43:00 AM

vendredi, novembre 18

CRIER CRIER pleurer
tout ça est bien triste
redoubler !
êtes vous adoubés ?
c'est juste qu'il y en a des floutés
pour cacher quoi
son (leur) identité, sa (leur) réalité
sommes nous tous floutés ?
l'empathie
pourquoi ?
pour qui ?
ça existe ?


la fée 11/18/2005 09:34:00 AM

jeudi, novembre 10

j'ai pas grand chose à ajouter
il pleuvait cette nuit

Bring the fire.
Vive le feu, ça devrait te réjouir, c’est le grand soir, ça devrait te faire plaisir, oui tu devrais bander, la jeunesse est dans la rue, le jeu vidéo In Real Life est en marche, le grand soir, tu l’appelles de tes vœux depuis si longtemps, cynique merdeux, crevard de pacotille, anarcho des canards branchés décervelage à volonté, j’ai lu fight club et chemises brunes et je pige pour papier glacé ados dénudées, la mort au choix, et ma posture chérie, ma posture de regardant, assis sur mon cul qui commence à s’empâter, à toi l’adulateur de Dantex, c’est le moment, le grand soir, de sortir ta batte et ton fusil à grenaille, protéger l’occident, couper les couilles du système qui te fourni ton RMI, vivre libre ou mourir, c’est ça ton credo, non, le mec de la CNT l’art de la guerre dans la poche arrière, il devrait y être aussi sur les barricades avec toi le pubard rebelz genre je nique trop le système de l’intérieur en téléchargeant des MP3s, cynique merdeux, empathie aux abonnés absents, je ne fais rien de ma vie, jamais tenter d'aider une autre personne que soi-même ou un pôte une connaissance s’il ne doit me renvoyer l'ascenseur, le grand soir, les bons chrétiens sont en danger, les blancs, ta collection de DVD, tes Cds et ta Xbox, tremble parisien féru d'art contemporain parce que tu es sans doute tout ce qu'ils détesteraient s'ils n'avaient pas de la coke à te vendre, le grand soir, je ne crois pas, une allumette qui brûle derrière les clôtures de notre sécurité milicées, ta posture face à la jeunesse qui décide de brûler sa propre cité, tristement, de brûler ses écoles, lamentablement, de brûler ses bus, bobos lecteur de Télérama, 68 trop tard pour toi, anarchiste de droite qui croit que lire des livres c'est être humain, vieux militants syndicaliste tellement largué prêt à te battre pour rester esclave à jamais, je ne sais même pas pourquoi j'écris ça, la gerbe de moi, de toi lecteur, la recherche de l'empathie, de belles amitiés perdues de vue dans le 93 peut-être, juste ma connerie sans doute ou la votre ou, je vous le concède, la connerie ambiante et le grand soir, pas ce soir
.

Craché par Igor Tourgueniev à 16:12 le Mercredi 9 Novembre 2005

jfnm 11/10/2005 03:03:00 AM

lundi, novembre 7



Finalement une histoire de couvre chef
de couvre pied
de couvre lit
découvrez vous

Le couvre feu
entre toi et moi ?
Le couvre jour
entre vous et nous ?

La solution



Burn, Baby run

jfnm 11/07/2005 03:51:00 PM


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